Comment rendre vos courses de Noël plus faciles et moins pénibles

(pour ne pas entamer votre joie et votre bonne humeur avant le jour j)

Est-ce que vous aussi vous commencez vous aussi à sentir la pression monter pour les courses de Noël ?

Chaque année c’est pareil, je n’arrive pas à m’y prendre tôt et cela empoisonne tout mon mois de décembre.

Il faut dire que passer des heures dans des magasins surchauffés et bondés, à se triturer les méninges dans l’espoir de trouver LE cadeau qui fera plaisir, pour  s’apercevoir au final à la qualité du sourire qu’on vous fait que vous êtes complètement à côté de la plaque… c’est un peu dur !

Il paraît qu’il n’y a que l’intention qui compte… 🤔

Résultat des courses : temps perdu, argent gâché pour vous et gêne et encombrement pour celui qui reçoit votre cadeau.

Et si on décidait de changer les règles cette année pour faire en sorte de se simplifier un peu la vie ?

Carreau de ciment Rose-Beige

L'ART COMPLEXE DU CADEAU

Il faut dire que notre culture du cadeau ne nous aide pas à mettre toutes les chances de notre côté.

  • Le cadeau doit être une surprise : eh oui ! parce que cela ne se fait pas de demander, donc la personne qui l’offre doit le faire de manière spontanée,
  • On ne doit pas en connaître le prix : eh non ! Sinon on pourrait évaluer l’amitié, l’amour l’affection qu’on vous porte,
  • On ne peut pas changer, donner, jeter 😱 un cadeau qu’on a reçu : ce serait comme rejeter l’amitié, l’amour, l’affection de l’autre.

Et ce n’est pas fini ! Il faut également faire attention à ce que l’on offre, cela pourrait être mal interprété  :

  • Devant un livre de cuisine : « Il pense que je cuisine mal ? » « Elle veut me mettre aux fourneaux ? » 
  • Devant une bouteille de vin : « Mais depuis le temps, elle n’a toujours pas remarqué que je ne bois pas d’alcool ? » 
  • Devant une petite bricole « Et moi qui ai dépensé une fortune pour le sien, si j’avais su…»  
  • Devant un magnifique cadeau : « C’est trop beau, elle n’aurait pas dû. Qu’est-ce qu’elle va penser en voyant le mien ? Ça m’a coûté 10 € à tout casser… » 

Cela vous est déjà arrivé n’est-ce pas ?

Alors vous serez peut-être d’accord avec moi  pour dire que l’expression « cadeau empoisonné » est un pléonasme.

En plus, il ne faut oublier personne : parents, grands-parents, beaux-parents, frères et sœurs, neveux et nièce, cousins, oncles et tantes…. sinon c’est le drame familial assuré.

Je ne sais pas si vous aviez vu les choses sous cet angle, mais je trouve que c’est une sacrée obligation qu’on s’impose à Noël.

Mais alors comment échapper à ces principes  qui sont si bien ancrés dans nos esprits ?

DIMINUER LE NOMBRE DE CADEAUX

En général, entre Noël et le jour de l’An c’est la tournée, on fête parfois Noël sur plusieurs jours dans plusieurs endroits. Cela fait un nombre de cadeaux ahurissant.

S’il est impensable d’oublier quelqu’un, on peut toujours se mettre d’accord en famille, pour ne pas faire  de cadeaux à tout le monde.

Concrètement cela peut prendre la forme d’un parrainage par tirage au sort.

On peut choisir de l’étendre à tout le monde ou seulement aux relations familiales lointaines (oncles et tantes et neveux-nièces). Lors d’une grande réunion qui regroupe plusieurs branches de la famille cela peut grandement vous aider.

En revanche les enfants risqueraient d’être déçus s’ils étaient inclus, il vaut mieux réserver cela aux adultes.

En pratique, une personne se charge de décider qui parraine qui, soit en tirant au sort soit en faisant des paires, qui seront différentes d’une année sur l’autre.

On peut voir cela comme une manière de ne faire qu’un cadeau individuel.

On peut aussi voir cela comme une manière de faire un unique cadeau de la part de tous à chacun. 

Il suffit dans ce cas de se mettre d’accord sur une participation individuelle à chaque cadeau et la multiplier par le nombre de personnes présentes. Ce budget doit alors impérativement être suivi, comme si on avait fait passer une enveloppe dans la famille. C’est bien moins compliqué que d’instaurer une vraie collecte.

A budget égal, vous pouvez offrir des cadeaux plus importants. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai l’impression qu’il est plus facile de choisir des cadeaux lorsqu’on dispose d’un budget supérieur à 50 €.

C’est déjà un bon début, mais il faut quand même trouver la bonne idée !

FACILITER LE CHOIX DES CADEAUX

On peut offrir une somme d’argent, c’est parfait pour les ados et pré-ados qui ne gagnent pas encore leur vie et ne peuvent pas s’acheter ce qu’ils veulent sans économiser trop longtemps.

Pour les adultes c’est plus gênant car justement ils gagnent leur vie et on peut avoir l’impression de ne pas faire de réel « cadeau ». Les cartes cadeaux ne donnent  pas cette impression, mais elles restreignent fortement le choix en les limitant à certaines enseignes voir à une seule.

Si vous voulez vraiment faire plaisir à un adulte, la meilleure solution consiste à le lui demander !

C’est tellement simple que vous êtes sans doute un peu déçu(e) (je le sens…)

Vous vous attendiez peut-être à une recette miracle et pas à cette évidence.

Mais si le conseil est évident, il n’est pas pour autant si facile à mettre en œuvre.

UNE ENTORSE au caractère spirituel du cadeau

Notre culture est si fortement imprégnée du fait que l’on ne doit pas demander, que  dire ce que l’on veut, ou ce qui nous ferait plaisir peut être très mal perçu. Certains hésiteront, d’autres seront gênés qu’on le leur demande. Peut-être que cela vous dérange également.

De plus, dans notre culture judéo-chrétienne, le cadeau a un sens, il manifeste concrètement les sentiments que l’on porte à la personne qui le reçoit, l’attention qu’on lui accorde. Par conséquent on doit se donner de la peine et faire tout son possible pour trouver la chose qui serait susceptible de plaire à l’autre. Pendant tout le temps où l’on choisit le cadeau, on pense à lui, à elle. 

Or quand on prend le premier objet venu sans prendre la peine de chercher, quand on vous a soufflé la réponse, on ne joue pas le jeu, c’est de la triche.

J’adhère complètement à cette vision. Quand je fais un cadeau à mes enfants ou à mon mari, je me creuse les méninges pour trouver l’objet qui pourrait leur plaire.  Seulement, c’est moins facile avec les autres membres de la famille ou mes amis. Ne vivant pas avec eux au quotidien, je n’ai pas  l’occasion de les observer de près et il est plus difficile d’avoir une idée de ce qui pourrait leur plaire. 

Demander de l’aide et faire une entorse à cette conception du cadeau est-ce si grave ?

Si on y réfléchit bien, cette obligation collective de masse de faire des cadeaux à Noël, est-elle motivée par autre chose que des motifs commerciaux ? Au contraire des cadeaux d’anniversaire, qui sont motivés par la fête de la personne. Même pour un adulte, le jour de son anniversaire n’est pas un jour comme les autres. 

A Noël, rien de tout cela. Il est vrai que la tradition d’offrir des cadeaux remonte au moyen-âge mais elle n’a pris de l’ampleur qu’au 19ème siècle pour entrer dans la surenchère aujourd’hui.  J’imagine que même pour les catholiques, cette obligation de faire des cadeaux n’a plus aucun caractère religieux.

mise en oeuvre pratique

En pratique comment faire ?

On peut demander à chacun ce qu’il souhaite. Mais certains peuvent hésiter à répondre, ou ne pas savoir ce qu’ils veulent vraiment car ils n’ont pas pensé qu’on allait leur demander. 

Si on « institutionnalise » cette demande au sein de sa famille, cela peut éteindre les réticences. Concrètement, il s’agit d’en faire une tradition familiale, avec des règles qui seront suivies par tous et qui pourront évoluer avec le temps en fonction des retours d’expérience.

Tout le monde y trouve son compte : celui qui offre le cadeau s’évite des maux de tête, celui qui  le reçoit s’évite les tracas d’un objet encombrant. Sans compter que cela lui permet de faire le point sur ce qui lui ferait vraiment plaisir, ou ce qui lui serait utile. Si on sait à l’avance, qu’on va nous poser la question, on peut facilement trouver des idées tout au long de l’année.

Pensez à prévoir une date commune pour que chacun communique sa liste au même moment, c’est-à-dire qui soit suffisamment éloignée des fêtes pour que tous puissent organiser leurs achats. 

Le seul problème de la liste commune de souhaits est qu’il faut que les autres se concertent pour savoir qui achète quoi. Il y a des solutions, comme par exemple créer un doodle pour créer une liste de souhaits par personne sur laquelle chacun sélectionnera le cadeau qu’il compte acheter. On peut prévoir de donner plus de pistes que de personnes offrant de cadeaux pour conserver un petit effet de surprise.

La seule limite est votre imagination !

Imaginez maintenant que vous combiniez le tirage au sort avec la liste officielle des souhaits de cadeaux… Pour toutes courses de Noël n’avoir que 2 ou 3 cadeaux à faire, avec l’antisèche et en sachant à l’avance combien vous allez dépenser !

Moi cela me dirait bien ! 

Carreau de ciment Marron-Taupe

Malheureusement ce n’est pas réellement comme ça que cela se passe chez moi. Le tirage au sort est adopté depuis longtemps dans ma belle-famille, et j’ai tout de suite adoré cela justement parce que ce n’était pas le cas dans ma propre famille.

Il est peut-être un peu tard pour le leur proposer aujourd’hui, mais je compte le faire le jour J.

Je reconnais que ce n’est pas évident, même si je suis motivée par le résultat, de faire passer des idées un peu différentes des idées habituellement admises.

Et vous cela vous dirait d’adopter un tel système ? Auriez-vous peur de le proposer à vos proches ?

A très bientôt et signature - Taupe (9c9394)

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